L’effet diligence

Un billet posté le 2 mars 2012 par Sébastien Desbenoit

L’innovation face à l’histoire

Effet Diligence - une transcription de l'infographie est disponible ci-dessous

Effet Diligence - cliquez sur l'infographie pour l'agrandir

Transcription

L’imprimerie n’a connu le succès que quand elle a utilisé des caractères semblables à ceux des ouvrages manuscrits

Pour convaincre les voyageurs d’utiliser le train, il a fallu y adapter des chariots de diligence

Pour être accepté par le grand public, le livre numérique doit-il avoir une couverture ?

Effet diligence

Pour que les innovations soient acceptées par le grand public, elles doivent passer par une période dite d’acclimatation où l’on applique les méthodes anciennes et habituelles aux nouvelles technologies.

Comme les premiers wagons avaient la forme de diligences.

Sources et remerciement

Source : J. Perriault – Université Paris X.

Chiffres : Le Figaro OpinionWay

Illustration : commons.wikimedia.com

Merci à mes relecteurs/conseillers : Florie Guibert, Agnès Hasser, Marie-Cécile Paccard, Guillaume Garcia, Nicolas Klein et Samy Rabih


  1. Clément Staron
    Posté le 2 mars 2012 à 10 h 20 min

    Très belle infographie et une réflexion intéressante sur l’avenir du livre.
    Merci !

  2. Marco
    Posté le 2 mars 2012 à 13 h 54 min

    Innovation, oui, mais utile ?
    J’avoue avoir avec le livre « objet » et le papier un autre rapport que simplement son contenu.
    De surcroit, je le passe, je le partage, je le transmets.
    Le partage, en numérique, ça devient vraiment compliqué…

    • Sébastien Desbenoit
      Posté le 2 mars 2012 à 13 h 56 min

      Effectivement, c’est plus que compliqué aujourd’hui le partage en numérique :).

  3. V. Sterlanges
    Posté le 16 juillet 2012 à 20 h 46 min

    Il me semble que vous faites un sérieux contresens. Gutenberg crée et utilise des caractères qui ressemblent aux lettres manuscrites parce que ce sont les seuls caractères qu’il connaît. À vous lire, on peut penser qu’il a tout d’abord publié une Bible composé en Helvetica qui n’aurait connu aucun succès, avant de revenir à des copies de lettres manuscrites ! Même chose pour les premières voitures des chemins de fer. Leur ressemblance avec les diligences n’a pas pour but de convaincre les voyageurs d’y monter, c’est tout simplement qu’à l’époque les véhicules hippomobiles constituaient le seul modèle, et je doute que l’on ait longtemps conservé la place du cocher comme sur l’illustration… Ce n’est pas pour être acceptable par le grand public que l’on applique des méthodes habituelles aux nouvelles technologies, c’est parce que dans un premier temps on ne sait pas faire autrement…

    • Sébastien Desbenoit
      Posté le 16 juillet 2012 à 20 h 57 min

      Comme vous avez pu le constater dans les sources de l’article, je ne suis pas l’auteur de la théorie mais il s’agit de J. Perriault de l’Université Paris X : je ne suis que l’illustrateur.
      Concernant les éléments sur Gutenberg et la typographie, mes sources sont le conservateur du musée de l’Imprimerie de Lyon et d’autres spécialistes du sujet. Il ne s’agissait pas de caractères en Helvetica mais de lettres plus faciles à fondre.


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