Sociologie

Influent & Influence

Un billet posté le 10 avril 2012 par Sébastien Desbenoit

« C’est un blogueur influent ! », « est-il influent ? », « c’est un influenceur. » avec l’avénement du web social (facebook, twitter…), « l’influenceur » est au cœur des stratégies et des études de marketing et de communication.

Un article et une infographie pour essayer de comprendre les mécanismes de l’influence.

L’infographie

Infographie sur l'influence. Le contenu est retranscrit dans l'article ci-dessous

Cliquez sur l'infographie pour l'agrandir

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L’effet diligence

Un billet posté le 2 mars 2012 par Sébastien Desbenoit

L’innovation face à l’histoire

Effet Diligence - une transcription de l'infographie est disponible ci-dessous

Effet Diligence - cliquez sur l'infographie pour l'agrandir

Transcription

L’imprimerie n’a connu le succès que quand elle a utilisé des caractères semblables à ceux des ouvrages manuscrits

Pour convaincre les voyageurs d’utiliser le train, il a fallu y adapter des chariots de diligence

Pour être accepté par le grand public, le livre numérique doit-il avoir une couverture ?

Effet diligence

Pour que les innovations soient acceptées par le grand public, elles doivent passer par une période dite d’acclimatation où l’on applique les méthodes anciennes et habituelles aux nouvelles technologies.

Comme les premiers wagons avaient la forme de diligences.

Sources et remerciement

Source : J. Perriault – Université Paris X.

Chiffres : Le Figaro OpinionWay

Illustration : commons.wikimedia.com

Merci à mes relecteurs/conseillers : Florie Guibert, Agnès Hasser, Marie-Cécile Paccard, Guillaume Garcia, Nicolas Klein et Samy Rabih

4,74 degrés de séparation

Un billet posté le 28 novembre 2011 par Sébastien Desbenoit

Les degrés de séparations - transcription disponible ci-dessous

Les degrés de séparations - Cliquez pour agrandir

Transcription

En 1929, F. Karinthy émet l’hypothèse qu’en moyenne chaque humain sur Terre est lié à toute autre personne par une chaîne de moins de 6 relations.

C’est la théorie des 6 degrés de séparation.

En 2011, l’Université de Milan montre qu’en moyenne un membre du réseau social Facebook est séparé de tout autre membre par 4,74 relations.

source : http://www.zdnet.com/blog/facebook/facebook-users-now-separated-by-474-degrees/5560

Google+ : une idée géniale avec une erreur fatale ?

Un billet posté le 1 juillet 2011 par Sébastien Desbenoit

Temps de lecture : 1'35

Le nouveau “réseau social » de Google : Google+ est sorti et première très bonne surprise : le système se base sur les cercles affinitaires.

Des cercles et des Hommes

Dans la vie de tous les jours, quand je parle avec mes collègues de travail ou avec mes amis d’enfance, je n’aborde pas forcément les mêmes sujets. C’est ce que Google Plus prend en compte en créant des Cercles. Ainsi je définis des ensembles de personnes avec lequel je vais partager les mêmes informations : j’ai créé mon cercle Travail, mon cercle Sud Web, mon cercle Amis… Et chaque personne peut faire parti de plusieurs cercles. Une fois ces groupes définis, je choisis à qui je partage une information, des photos et j’adopte le ton adéquat. Et si une des personnes n’est pas sur Google Plus alors l’information lui arrive via email. C’est magique !

Des relations et des Hommes

Facebook se base sur la symétrie de la relation : pour être « amis », les deux partis doivent valider la relation. Google+ se base sur un système où l’émetteur est roi : si une personne communique avec moi sans que je ne le souhaite, cela s’appelle du spam. La relation sociale est basée sur la réciprocité et la cohérence. Google+ ne permet pas d’instaurer cette forme de confiance entre les différents membres et c’est à mon humble avis une belle erreur. Peut-être même une erreur fatale : la relation humaine se tisse entre les personnes et non au travers des cercles. Les cercles affinitaires sont composés de relations personnelles. Et si demain, Facebook lance une interface permettant de gérer ses cercles affinitaires (listes sur leur site) de façon intelligente, il va falloir que Google+ soit fort. Très fort pour percer auprès du grand public.

Je tiens à préciser que je teste Google plus depuis hier seulement et que ce projet encore tout jeune et en phase béta. L’ensemble de cet article doit être lu en ayant conscience de ce contexte.

Les réseaux sociaux, ce n’est pas que du web !

Un billet posté le 7 juin 2011 par Sébastien Desbenoit

Facebook n’est pas un réseau social.

Tout au long de notre vie, nous faisons des rencontres, nous tissons des liens. On estime que depuis notre naissance jusqu’à la fin de notre vie, nous obtenons entre 8 000 et 10 000 contacts. Parfois même plus lorsque notre métier demande un travail de représentation et de lien social. En simplifiant, une personne fait partie de nos contacts si nous sommes capables de la reconnaître dans une liste de noms, dans un annuaire par exemple.

Relation

Certains de vos contacts sont-ils dans cette liste ?

Parmi l’ensemble de ces contacts, nous sommes en relation avec un certain nombre d’entre eux. “Une relation est la forme la plus simple entre deux personnes” G. Simmel, 1903. En écrivant sur un morceau de papier, et sans aucune aide, l’ensemble des personnes avec lesquels nous pensons être en relation, nous obtenons un élément appelé l’atome social (Moreno, 1938). Au cours de de notre vie, des relations se créent et se défont : notre meilleur ami du collège est-il toujours une relation ou est-il redevenu un contact ? Une relation demande un échange régulier d’informations : ce peut être une carte de vœux, un coup de téléphone ou même une dispute. Pour qu’une relation existe, il faut également qu’elle soit sysmétrique : si je cite une personne, il faut qu’elle me cite également dans sa propre liste. Il est intéressant de voir que nous retrouvons ce critère de symétrie de la relation humaine dans la mise en contact de deux « Amis » sur Facebook. En recherchant un peu plus, le parallèle entre les théories et ce site ne s’arrête pas là : le nombre moyen d’amis est de 130. Or l’anthropoloque Robin Dunbar estime que le cerveau humain ne peut gérer plus de 148 relations stables.

Cependant, Facebook n’est toujours pas un réseau social.

Le réseau social

Des personnes & des relations : un réseau social

La première définition du réseau social date de 1954. C’est un sociologue anglais, John A. Barnes, qui a rapporté cette théorie de son voyage sur une petite île norvégienne : Parish. En étudiant les différentes relations humaines, il s’est aperçu que chaque personne dispose de son propre réseau social. Celui-ci est composé de l’ensemble des relations qu’elle entretient, ainsi que des relations que ces personnes ont tissées entre elles (cf. schéma). Il est difficile pour une personne d’avoir une idée précise de son propre réseau social, puisqu’elle ne peut avoir conscience de l’ensemble des liens présents. Il est intéressant de constater que les médias sociaux proposés sur Internet nous permettent de prendre conscience de notre propre réseau. Ils permettent d’afficher, par exemple, les amis communs avec une personne donnée et leurs différents échanges d’informations.

Au final, qu’est-ce qu’est Facebook ?

Facebook est un outil au service de notre réseau social : il permet à chaque personne d’échanger des informations (humeurs, articles, musiques, vidéos, liens…) et ainsi d’entretenir une relation avec l’ensemble des personnes composant son réseau social. Son succès peut ainsi s’expliquer par la réponse à un besoin humain : celui de communiquer simplement et simultanément avec l’ensemble de ses relations. Aujourd’hui, on ne s’inscrit plus sur ce site pour être « sur Facebook », mais pour être « en relation » avec ses amis, sa famille ou ses collègues. Et la réussite de cet outil pourra être considérée comme totale lorsque tout utilisateur pourra communiquer, via ce site, avec l’ensemble des personnes composant son réseau social.

Oui mais il faut toujours tourner ses pouces sept fois avant de poster !

Oui, mais… Je ne vais pas montrer les photos de mes soirées étudiantes à ma grand-mère. Et encore moins celle de mon enterrement de vie de garçon !

Cercles Affinitaires

On ne peut utiliser le même ton avec l’ensemble des personnes qui composent notre réseau social. Il faut donc faire attention à ce que l’on dit, et à qui on le dit. Pour nous aider dans cette tâche, il est possible de définir nos différents « cercles affinitaires » : chaque relation appartient à un ou plusieurs groupes dans lesquels il est possible de partager les mêmes informations. Et ainsi, en configurant correctement mon compte sur Facebook en utilisant les « listes d’amis », je peux partager tranquillement mes photos de vacances à la plage avec mes amis proches sans que l’ensemble de mes collègues puissent avoir accès directement aux photos de ma femme au bord de la mer. Afin de pouvoir m’adresser correctement à mon réseau social, sur un média social.

Pour aller plus loin : Sociologie des réseaux sociaux, Pierre MERCKLÉ, Ed. La découverte.

Pour aller encore plus loin : Les réseaux sociaux Alain DEGENNE, Michel FORSÉ, Collection : U, Ed. Armand Colin. .

Merci à Anne-Laure Cadoux, Miriam Chevallereau, Agnès H. & Christophe Ramel pour leur aide à la rédaction et à la correction de cet article.

Oui : Internet est une chance pour l’orthographe.

Un billet posté le 27 avril 2011 par Sébastien Desbenoit

réservé à l'affichage d'opignons et aux association à but non lucratif (avec cette orthographe)

Quelques minutes après la fin du monde…

Le constat est unanime : le niveau de la grammaire française est en constante dégradation. En 2008, il était à son plus bas niveau depuis 50 ans. Sur les bancs des accusés, nous retrouvons deux présumés coupables : Internet et les SMS. Pour Internet, je veux plaider l’innocence ; au contraire, Internet contribue même à une meilleure orthographe. Pour les SMS, la réduction de peine : ils ne sont pas les vrais coupables.

Dans la seconde moitié du XIXème siècle naît le véritable cerveau de ce crime : le téléphone. Au fur et à mesure de son arrivée, un grand nombre des correspondances n’est plus transmis par écrit mais par oral. Et c’est lors de son “âge d’or”, dans les années 1960-1970, que les premiers fléchissements du niveau général de grammaire française sont enregistrés. Quel fantastique outil le téléphone! La conservation est instantanée, il n’est plus la peine de coucher ses idées sur le papier, la transcription orale suffit. Le venin est installé dans l’encre de nos plumes. Et quand, dans les années 2000, apparaît la conversation instantanée par SMS, la dernière heure de l’orthographe semble sonnée.

MER IL ET FOU

Un des nombreux détournements inspirés par l’enchaînement de fautes d’orthographe d’un jeune de 11 ans (MER IL FOU) lors d’une question posée sur un forum de jeux vidéos.

L’arrivée fatale des SMS

Les faits sont simples avec les téléphones mobiles, les SMS apparaissent. Ces messages écrits d’une longueur maximale de 160 caractères viennent s’insérer dans nos échanges quotidiens. Or, l’écrit a perdu de sa superbe et l’essentiel de nos conversations à distance se fait de vive voix. Leur faible coût démocratise leur usage. Et l’on rédige des SMS sans se soucier (et bien souvent connaître) des règles grammaticales et de la bonne orthographe. Sans oublier que la contrainte de longueur incite à utiliser des abréviations. Ce retour de l’écrit a pris un grand nombre de personnes au dépourvu si bien que de nouvelles règles ont été créées : celles du “langage” SMS.

Les plus jeunes envoient leurs premiers SMS avant d’apprendre les conjugaisons et la première “grammaire” maîtrisée est celle du langage SMS. Cette catastrophe est au grand à jour lorsque cette génération commence à communiquer par Internet via des skyblogs ou des forums. Notre grammaire est déjà morte mais le web n’y est pour rien.

Internet & les réseaux sociaux : l’écrit contre-attaque.

Internet vient, au contraire, donner une chance à l’écrit qui a pris une nouvelle importance grâce à de nombreux supports : emails, blogs, forums, commentaires, réseaux sociaux… L’écriture électronique a particulièrement decomplexé ce mode de communication. Et avec ce plus grand volume d’échanges viennent une meilleure aisance à l’écrit mais également une plus grande maîtrise de la langue, tout particulièrement chez les plus jeunes, d’après Jonathan Douglas, directeur du Fond National pour l’Éducation Britannique.

Sur Internet comme sur le papier, la grammaire est un composante des différents messages, statuts, liens postés et envoyés. Sur ces plateformes où chacun scrute sa propre image, une évidence apparaît : « si je repère les énormes fautes de mes amis, ils repèrent les miennes ». Contrairement à une lettre qui part et n’est plus visible, à un cours qui est destiné à un usage personnel, un message sur les réseaux sociaux est fait pour être vu et commenté par d’autres. Une fois posté, il est lu et relu par son propre auteur. Si une faute est commise, elle reste, elle s’incruste dans le message. Certaines fautes sont régulièrement la risée d’Internet : « Mer il et fou », « l’affichage d’opignons »… L’image personnelle dépend aussi de l’orthographe et l’une des conséquences est simple : Facebook améliore le niveau d’orthographe.

Quelques sources :

L’usage du web améliore la maitrise de l’écrit chez les enfants sur Read Write Web

Une étude sur les jeunes face à l’écrit par le Fond National pour l’Éducation (GB)
EDUCNET, enseigner le français par les blogs

Le rapport de l’université de Beckley sur les jeunes et Internet

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Mais qu’est-ce que l’effet Streisand ?

Un billet posté le 11 avril 2011 par Sébastien Desbenoit

L'effet Streisand - transcription disponible ci-dessous

L'effet Streisand - Cliquez pour agrandir

L’effet Streisand, la transcription…

Un matin, Eléanor retrouve une photo d’elle sur un site Internet. Scandalisée, Eléanor porte plainte et obtient le retrait de son image.

Mais la plainte est publique !  Comme Eléanor est célèbre, les journaux et le web en parlent… Et cette photographie attire la curiosité !  Des copies de l’image sont mises en ligne et la photographie devient célèbre.

La définition

« L’effet Streisand est un phénomène internet qui se manifeste par l’augmentation considérable de la diffusion d’information ou de documents faisant l’objet d’une tentative de retrait ou de censure. » (source : wikipédia)

Les Exemples

L’effet Streisand a été éprouvé à l’aide d’une photographie de la maison de Barbra Streisand, de la photo de Boris Boillon en maillot de bain (l’ambassadeur de France en Tunisie), des documents Wikileaks et de bien d’autres éléments !

Et si j’étais mon plus grand danger sur les réseaux sociaux ?

Un billet posté le 5 avril 2011 par Sébastien Desbenoit

Mais pourquoi moi ?

La plupart des problèmes que l’on rencontre sur les réseaux sociaux et plus particulièrement sur Facebook viennent de ce que nous avons, nous-même, mis en ligne. Les dangers ne viennent pas nécessairement de l’information que l’on a partagé mais de la personne qui la reçoit. Nous sommes nos plus grands dangers sur les réseaux sociaux en oubliant que des personnes nous lisent et que nous ne sommes pas seulement en relation avec un ordinateur.

La règle d’or

Tout ne peut être partagé à tout le monde. Lorsque je partage un album de vacances ou un commentaire à propos d’une soirée sur Facebook, à qui cela s’adresse t-il ? À tous mes amis sur ce site ? À la planète entière ? Juste à ma famille et mes proches ? Cette règle est valable dans tous nos échanges : qu’ils passent par un statut sur Internet ou une discussion en face à face. Par exemple, je vais éviter de critiquer de manière trop virulente mon directeur quand il est dans la même pièce que moi ou que certains collègues assez proches de lui sont présents. Lorsque je publie un statut sur Facebook, le problème est exactement le même. Mais je peux choisir les personnes présentes dans cette pièce.

En pratique

De manière assez discrète mais bien présente, Facebook propose de « classer » nos amis dans des listes : il suffit ainsi de créer des ensembles « Famille », « Proches », « Collègues » et de régler les paramètres de confidentialité de manière assez fine pour que nous puissions choisir, parmi nos amis, à quel groupe s’adresse tel ou tel statut, album photo, lien… Comment faire ? Voici une démonstration en vidéo.


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